jeudi 15 janvier 2009

Une rencontre littéraire à Alger

Amel Chaouati

Le 30 décembre dernier, un après-midi littéraire s’est organisé autour de l’œuvre d’Assia Djebar, à Dely-Brahim (Alger) dans les locaux de la SARP (Société Algérienne de recherche en psychologie). La rencontre a pu avoir lieu grâce à la contribution et l’organisation de Houria Fetni.

Cette ancienne étudiante de Assia Djebar, en 1962 , à l'université d'Alger dans le département d'histoire, avait pris contact il y a deux années avec le club de lecture. Lors de notre échange à Alger, à la même période, je lui avais fait part du projet consistant à mettre en place une rencontre littéraire en décembre 2008.

Se rappelant de notre discussion, elle a repris contact avec moi en fin d'année pour connaître l’avancée du projet. Loin de cet objectif par manque de coordination et de contacts sur Alger, elle s’est proposée de prendre le projet en main.

La rencontre a eu lieu pendant un après midi frais mais sous un ciel intensément bleu. Rien ne maquait à cet instant inoubliable; un espace accueillant, sept participants d’une qualité exceptionnelle, un dialogue serein et producteur, et l’hospitalité algérienne qui fait toujours chaud au cœur; Houria Fetni avait même pensé au thé et aux petits gâteaux et les maitresses de maison ont apporté le café servi sur un plateau.

Après une présentation biographique brève, Madame Fetni a cité et commenté un article publié dans la revue Jeune Afrique le 30 mars 2008, par HAMID BARRADA ET TIRTHANKAR CHANDA, quelques mois après la sortie du dernier roman Nulle part dans la maison de mon père. (voir archive du blog avril 2008)

La parole m'a été ensuite donnée pour présenter le club de lecture et ses activités.

Des extraits de L’amour, la fantasia et Nulle part dans la maison de mon père, ont été lus comme démonstration d’une continuité dans l'œuvre d’Assia Djebar. Parmi les exemples cités, l'incident du tramway qui fait son apparition dans L’amour la fantasia et élaboré dans le dernier roman.

Une participante en cours de lecture du dernier roman, a noté la capacité impressionnante de la mémoire et des souvenirs dont l'auteur a fait preuve pour l'écrire. Elle est frappée par la force du regard et de l’observation de cette jeune narratrice, visage collé à la vitre du car, pour observer ldeux sociétés qui ne se mélangeaient pas pendant toute la période coloniale ; un extrait de ce passage a été lu à l’assemblée. (p 109)

Un large débat s’est poursuivi sur différents thèmes :

- Le classement des auteurs par nationalité ou par la langue d'écriture, question débattue l'an dernier à Alger lors du premier colloque sur la traduction.

- L'inexistante traduction à l’arabe et l’édition de l’œuvre d'Assia Djebar en Algérie .

- Son accessibilité limitée étant donné le prix des romans importés de France.

- L’absence de l’œuvre des programmes scolaires.

- La méconnaissance des jeunes générations de cette œuvre.

- L’universalité de l’œuvre.

- La place de la peinture dans l’écriture d’Assia Djebar.

Cette rencontre s'est conclue avec une volonté des participants de réitérer cette expérience avec des thématiques précises qui toucheront un public plus large.

Quant à moi, je voudrai rendre hommage à toutes les personnes de la rencontre. J'ai été profondément touchée par leur simplicité et leur excellence, leur partage et leur participation spontanée. Sans oublier leur goût raffiné pour la littérature.

Je voudrai remercier spécialement Madame Fetni pour son aide précieuse, ainsi que M. Aît-Sidhoum président de la SARP qui a mis à notre disposition la salle de réunion. Je n’oublie pas la romancière algérienne Fadila Larbi, qui nous a honorés par sa présence discrète et simple et par le présent qu’elle a offert à chacun de nous; il s'agit de son roman Une fille toute simple, Edition Tell, 2006.

Un hommage à la seule personne qui a représenté la gent masculine venue de Paris qui a rencontré l'écrivain avec L'amour, la fantasia . Cette œuvre qu'il a découvert à l'adolescence , l'avait tant bouleversé qu'il y a eu un avant le roman et un après selon ses dires .

Un pensée pour cette lectrice qui a participé malgré un état de santé inconfortable . A notre voyageuse venue elle, de Londres et qui nous a fait part d'un beau témoignage lors du passage de l'écrivain dans une université britannique. Sans oublier ma voisine de table qui m'a transmis la plus belle des leçons: l'humilité des grandes âmes.

J'ai conscience que ce compte-rendu n'est pas exhaustif et ne rend pas compte de la richesse de la rencontre, que j'espère pouvoir compléter avec l'aide des participants.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

bjr j'ai un expose sur fadila larbi et son roman une fille toute simple c'est que je n'ai rien trouvé concernant sa biografgie si c'est possible un petit apercue et marci

Club de lecture du cercle des amis d'Assia Djebar a dit…

Je ne connais rien qui puisse vous aider. Par contre regardez du côté de DZ littérature ou bien LIMAG.